07/04 – Paris : journée mondiale de la santé

La santé n’est pas un luxe, une couverture maladie pour tous

la santé n'est pas un luxe

Parce que le droit à la santé est un droit fondamental, Médecins du Monde réaffirme que la santé n’est pas et ne doit pas être un produit de luxe, un traitement de faveur ou un privilège. Car dans de nombreux pays où MdM intervient, au Niger, au Libéria, en Haïti ou en France, les inégalités s’aggravent et les plus pauvres sont exclus des soins.

EN FRANCE, LES PLUS PAUVRES EXCLUS DES SOINS

Migrants, demandeurs d’asile, sans-papiers, Rroms, personnes se prostituant, SDF… tous ceux que Médecins du Monde soigne depuis plus de 25 ans, sont désormais considérés par les pouvoirs publics non plus comme des personnes en grande précarité, mais comme des menaces. Cette politique de stigmatisation et de “criminalisation de la pauvreté” a des répercussions sur leur santé et leurs conditions de vie. Expulsions répétées, démantèlement des lieux de vie, peur de se déplacer les conduisent à retarder voire à renoncer aux soins.

Les attaques répétées contre les dispositifs d’accès aux soins des étrangers (l’aide médicale d’État) et les réformes de l’assurance maladie (franchises médicales, déremboursements de certains médicaments, soins dentaires ou optiques trop chers) remettent en question notre système solidaire de couverture santé et cassent les dispositifs mis en place pour les plus pauvres.

DANS LE MONDE, DES INEGALITES DE SANTE QUI S’AGGRAVENT

Au cours des 20 dernières années, des améliorations ont été enregistrées en termes de lutte contre la mortalité materno-infantile. Mais cette amélioration ne bénéficie pas aux plus pauvres et les inégalités s’accroissent :

  • Inégalités face à la mort notamment pour les femmes et les enfants
  • Chaque jour, près de 1 000 femmes décèdent suite à des complications liées à la grossesse ou accouchement. Sur ces 1 000 femmes, 570 sont des femmes d’Afrique sub-saharienne, 300 sont de l’Asie du Sud et 5 seulement des pays riches. (Sources OMS/UNICEF/ FNUAP/BM,2010)
  • Pas ou plus de personnel soignant
  • Dans des pays comme le Bénin, le Libéria ou le Mali, on recense moins de 1 médecin pour 10 000 habitants. En France, on en dénombre plus de 30 pour le même nombre d’habitants. (Source : OMS, World Health Statistics 2009)
  • Inégalités financières
  • En moyenne, dans les pays les plus pauvres, les dépenses de santé ne dépassent pas 23 euros par habitant et par an. Dans les pays développés, les dépenses de santé se situent autour de 2120 euros par habitant et par an.

DES ENGAGEMENTS NON TENUS

L’engagement de la communauté internationale est de consacrer 0,7% du PIB à l’aide au développement des pays pauvres. Cet engagement n’est pas tenu : les pays dits riches n’y consacrent en moyenne que 0,31% de leur PIB.

Et l’engagement des pays du Sud en matière de santé est également trop faible : les pays africains se sont engagés en 2001 à consacrer 15% de leur budget annuel à la santé. Aujourd’hui, seuls 3 d’entre eux (Rwanda, Tanzanie, Libéria) respectent cet engagement. (Sources : WHO, World Health Statistics 2010, chiffres de 2007)

 


7 avril – video de l’évènement par medecinsdumonde

 

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